La langue espagnole

L’expression « langue espagnole » recouvre plusieurs acceptions, selon qu’elle se rapporte à l’espagnol parlé dans la péninsule ibérique, dans les colonies africaines, en Amérique du sud, en Amérique centrale, etc. Cette page est dédiée à l’espagnol parlé en Espagne, que l’on appelle également « castillan ».

Au fil de l’histoire de l’Espagne et de ses nombreuses conquêtes, la langue espagnole s’est vue imposée à de nombreuses populations situées aux quatre coins du monde. Elle représente aujourd’hui la 3e langue la plus parlée dans le monde entier et l’on compte désormais près de 400 millions d’hispanophones répartis sur la planète ! Il va sans dire qu’elle occupe une place de premier plan dans les communications internationales, devançant même l’anglais dans certains pays. En 2012, des statistiques ont révélé qu’elle avait été la langue la plus utilisée sur Twitter et la 3e sur Internet.

Voyons à présent comment s’est progressivement formé l’espagnol tel que nous le connaissons aujourd’hui.

En tant que langue romane appartenant à la famille des langues indo-européennes, l’espagnol, à l’instar de ses voisins comme le français et l’italien, puise ses racines dans le latin vulgaire imposé par les Romains. La première attestation de la langue espagnole remonte au 8e siècle lorsqu’elle était le parler de la région de la Cantabrie, située au nord de l’Espagne. En 711 après J-C, la péninsule ibérique fut progressivement envahie par les Arabes qui l’occupèrent entre 3 à 8 siècles (comme ce fut le cas de l’Andalousie). Pendant cette période, le pays connut donc une arabisation des différentes langues qui existaient, à l’exception du catalan, de l’aragonais et du galicien qui subirent cette influence dans une moindre mesure. La langue arabe laissa une empreinte, souvent indélébile, sur la langue de Cervantès : on en trouve notamment des traces dans les toponymes nationaux. Ex :

  • Algarve (al gharb)
  • Gibraltar (Yabal Tāriq)
  • Guadalquivir (al-wādĩ al-kabir)
  • Trafalgar (Taraf-al-ghar)

 

L’agriculture espagnole est elle aussi encore particulièrement marquée par des influences arabes : le sucre, par exemple, se dit « azúcar » qui provient de l’arabe « sukr » ou citons le terme arabe « zeytun » qui a donné en espagnol « aceituna » et qui signifie « olive ».

De même, bon nombre de mots espagnols commencent par le préfixe « al » qui correspond à l’article défini « le » (ex. algodón = coton). C’est avec la reconquête de l’Espagne par les rois catholiques (Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille) que le castillan commença à s’imposer un peu partout. En effet, les conquérants libérèrent les différentes parties du pays et y imposèrent leurs us et coutumes. L’année 1492 fut très importante pour la péninsule pour plusieurs raisons : c’est tout d’abord l’année qui marqua la fin de la présence arabe en  Espagne (avec la prise de Grenade), c’est également cette année-là que Christophe Colomb découvrit l’Amérique établissant peu à peu l’hégémonie de la langue espagnole. L’autre événement phare de 1492 est la publication de la toute 1ère grammaire d’une langue romane !

 

Particularités de la langue espagnole

Comme chez ses cousines romanes, la langue espagnole a conservé une conjugaison très proche de celle du latin : les trois infinitifs -AR, -ER, -IR rappellent le latin ; mais elle a également connu des évolutions qui lui sont propres et que l’on ne retrouve pas dans les autres langues romanes.

La première particularité qu’il convient de mentionner est la prononciation de la lettre « j », la fameuse jota, qui donnent du fil à retordre aux Français apprenant l’espagnol. Alors qu’on aurait naturellement tendance à prononcer ce son /ʒi/, il faut le considérer comme un « R » qui vient racler la gorge. Il y a ensuite le « tilde » qui se place au-dessus de la lettre « n » (comme ceci : ñ) et qui correspond à notre /ɲ/. Ensuite, deux consonnes ont subi une palatisation : il s’agit du m et du l qui, doublées, doivent se prononcer en plaçant la langue sur la partie la plus avant du palais dur. Autre spécificité : la présence abondante de diphtongues, que l’on observe également dans la langue italienne, pour lesquelles la voyelle e se transforme en –ie et la voyelle o en  ue. Signalons enfin que le point d’exclamation et d’interrogation ne sont pas les mêmes que pour les autres langues : on en place deux, un inversé au début de la question ou de l’exclamation et le deuxième à la fin de la phrase. On obtient ainsi : ¿Cómo te llamas?

 

SMG Languages et l’espagnol : une relation qui dure

Animé par le souhait et l’ambition de pouvoir assister les entreprises à s’exporter sur les marchés latino-américains, le Groupe SMG Languages a décidé de s’implanter physiquement sur ce marché par la création d’un bureau à Lima, au Pérou.  Nous pouvons également compter sur un vaste réseau de traducteurs ibériques capables de traduire dans toutes les variantes de l’espagnol pour répondre à n’importe laquelle de vos exigences linguistiques.