TRAVAILLER À L’ÉTRANGER

En Europe, au moins au sein de l’Union européenne, on peut dire qu’il est relativement facile de travailler dans un autre pays que son pays d’origine. Toutefois, dans le monde toujours plus globalisé dans lequel nous vivons, il est très probable d’être amené à travailler au-delà des frontières de l’U.E. et, les choses peuvent être un peu plus compliquées si l’on veut travailler hors Europe. Voyons un peu quelles sont les principales formalités.

En effet, en Europe, tous les ressortissants peuvent vivre et travailler, en tant que salarié ou indépendant, dans n’importe quel pays de l’Union européenne, sans avoir besoin d’un permis de travail ou d’un visa.

En revanche, une des premières formalités à effectuer si l’on veut travailler hors Europe, c’est en général la demande de visa. Et bien entendu, les formalités varient tout d’abord selon le motif – professionnel ou non – et selon la destination.

Citons en premier exemple les États-Unis. Tout le monde sait plus ou moins que l’entrée sur le territoire américain n’est pas facile en raison notamment des mesures de contrôle et de sécurité très élevées. Par ailleurs, il existe aujourd’hui plus d’une vingtaine de visas différents dont une grande partie d’entre eux permettent de travailler sur le sol américain selon différentes conditions. En premier lieu, un étudiant peut demander un visa pour venir travailler un été seulement par exemple ou pour faire un stage en entreprise pour une durée maximale de 18 mois. Il s’agit du visa J1.

Ensuite, si vous devez vous rendre aux États-Unis pour des raisons professionnelles (rencontrer des partenaires, visiter des clients, négocier des contrats, participer à des séminaires, etc.), il vous faudra dans ce cas demander le visa B-1. Ce visa est valable 6 mois et peut être prolongé de 6 mois une fois sur place. Les sociétés françaises qui voudraient développer leur activité aux États-Unis peuvent faire la demande d’un visa E-1 ou Treaty Trader à condition que cette société fasse déjà 51 % de son volume en France.

Au Canada, la procédure semble quelque peu plus « simple ». Si vous souhaitez vous y rendre pour travailler temporairement, vous pouvez faire une demande de permis de travail auprès du service des visas et de l’immigration du gouvernement canadien.

Autre exemple et autre pays anglophone : l’Australie, là encore les visas sont multiples et se divisent globalement en trois catégories : les visas de tourisme, de travail ou étudiants. Ces dernières années, beaucoup d’étudiants ou de jeunes diplômés ont fait la demande du Working Holiday Visa, un visa qui est très demandé et permet de travailler tout en profitant de l’Australie et en perfectionnant son anglais pendant une année. L’Australie n’est pas le seul pays à proposer ce visa, les autres partenaires sont : le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Argentine, le Japon, la Corée du Sud – pour une durée de 12 mois. Singapour propose également ce visa mais pour une durée de 6 mois seulement.

Puisque nous sommes en Asie, voyons un peu quelles sont les formalités pour certains pays de ce côté du globe. Pour obtenir un visa de travail pour le Japon, il faut être titulaire d’un contrat de travail avec une entreprise implantée au Japon. Cette entreprise doit vous transmettre un Certificate of Eligibility (CEO) afin que vous puissiez demander ce visa. Si vous souhaitez faire des affaires en Chine, les formalités se compliquent un peu là encore. Vous pourrez demander un visa affaires, rarement accordé pour plus de 3 mois. Pour une durée plus longue, il faudra fournir des justificatifs supplémentaires. Pour une durée de 6 mois à 1 an, il faudra avoir obtenu deux visas chinois auparavant. Plus simplement, il est possible de demander un visa de travail pour une durée de 3 mois, pouvant être renouvelé par la suite par l’employeur.

La Russie propose aussi des visas affaires aux ressortissants français, délivré sur la base d’une invitation établie par le Service fédéral des migrations de la Fédération de Russie, le Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie ou sur la base d’un document officiel écrit émanant d’une organisation. Il peut être accordé pour une entrée simple ou double pour une durée de 90 jours ou pour des entrées multiples pour une durée de un an. La police d’assurance accompagnant la demande de visa doit comporter un certain nombre d’informations très précises. Alternativement, il peut être demandé un visa de travail pour une entrée simple pour une durée de 90 jours.

Globalement, on observe que pour les pays mentionnés ici, la durée d’un visa de travail ou d’un visa affaires est en moyenne de 90 jours. Les prérequis varient en fonction des pays et des contextes internationaux. Par exemple, les journalistes français devant demander un visa pour entrer aux États-Unis, par réciprocité la France a exigé que les journalistes américains fassent la demande d’un visa pour venir en France.

Même si les formalités peuvent être plus ou moins complexes et longues, cela peut valoir la peine si l’on souhaite développer une activité au-delà des frontières européennes. En outre, cela représente une opportunité intéressante pour les jeunes diplômés qui veulent acquérir une solide formation professionnelle en étant plongé dans une culture complètement nouvelle.

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