QU’EST CE QUE LA TRADUCTION 2.0 ?

Dans un monde où la mondialisation est toujours plus présente, le marché de la traduction est en pleine expansion. Selon un rapport annuel de Common Sense Advisory, même si la croissance du marché de la traduction et des services linguistiques a quelque peu ralenti en 2013, elle poursuit tout de même une évolution positive. Ce rapport évalue en effet l’industrie mondiale de la traduction à 34 778 milliards de dollars. On constate par ailleurs que, dans ce secteur, si l’offre est toujours croissante, la demande est, quant à elle, toujours plus exigeante en termes de qualité, de coûts et de délais.

Les professionnels de la traduction s’évertuent donc à augmenter leur productivité tout en réduisant leurs coûts, sans toutefois ne jamais faire l’impasse sur la qualité. Aussi, ces dernières années, le marché des services linguistiques a suivi l’évolution phénoménale des nouvelles technologies et a vu se développer de nombreux outils d’aide à la traduction. Aujourd’hui, afin de pouvoir répondre à une demande toujours plus pressante, les agences de traduction – comme le Groupe SMG Languages – et les traducteurs indépendants utilisent de plus en plus ces nouveaux outils d’aide à la traduction, plus précisément des outils de Traduction Assistée par Ordinateur (T.A.O.).

Tout d’abord, il est fondamental de faire la distinction entre la Traduction Assistée par Ordinateur, où l’outil est une aide essentielle pour le traducteur humain mais ne le remplace pas, et la traduction automatique, où un programme est conçu à partir d’algorithmes pour reproduire des schémas linguistiques, l’éventuelle intervention humaine ne se faisant qu’avant ou après la traduction même.

Les outils de T.A.O. sont en fait des mémoires de traduction qui permettent de stocker des segments – c’est-à-dire des phrases ou morceaux de phrases – dans la langue source et leur traduction dans la langue cible. Ces mémoires sont ensuite réutilisées pour traduire des documents quasiment identiques à d’autres documents déjà traduits auparavant (mode d’emploi, contrat, etc.).

Autrement dit, les outils de T.A.O. représentent un gain de temps considérable puisque, au fur et à mesure que le traducteur constitue et alimente ses mémoires de traduction, il aura de plus en plus de segments qui lui seront proposés par ces mémoires et n’aura donc pas besoin de traduire en partant de zéro à chaque fois. Ainsi, plus la mémoire est alimentée, plus le processus de traduction est accéléré. Par conséquent, la productivité augmente rapidement elle aussi.

Par ailleurs, ces mémoires permettent également d’assurer une meilleure qualité au client puisqu’elles permettent une harmonisation dans le style et dans la terminologie utilisés, qui sont souvent propres à un client ou à un type de document (on ne traduira pas de la même façon un acte de naissance et un protocole pour une étude pharmaceutique par exemple).

Parmi les logiciels de T.A.O., on compte également différents outils aidant à la gestion terminologique. On peut par exemple créer des bases de données avec le mot source et le mot cible, puis ajouter une définition en langue source et une en langue cible et enfin compléter cette entrée par des sources bibliographiques, des liens ou tout autre support (image, vidéo, etc.) permettant de comprendre un terme ou un concept dans une langue et d’être sûr d’avoir la traduction la plus proche possible dans la langue cible.

Par ailleurs, la plupart de ces outils présentent des fonctions de gestion de projet pour gérer non seulement l’étape même de la traduction mais aussi les étapes qui la précèdent, c’est-à-dire la réception du projet du client, l’analyse du projet (comptage de mot, répartition selon les catégories de nouveaux mots à traduire, de mots déjà traduit présents dans la mémoire – les répétitions, d’analogies partielles – à savoir, des parties de phrases présentes dans la mémoire, etc.). Les fonctions de gestion de projet de bon nombre de ces logiciels incluent également les étapes après la traduction, c’est-à-dire la révision (vérification orthographique, typographique, grammaticale, syntaxique, sémantique, etc.), la production du document dans la langue cible au format d’origine, la livraison.

Le Groupe SMG Languages a par exemple fait le choix d’investir dans ces outils, notamment avec Across, pour garantir une qualité permanente à ses clients.

Toutefois, on notera qu’il existe également de très nombreux logiciels open-source qui sont donc accessibles gratuitement. Parmi les plus connus, on trouvera les outils de traduction/révision tels qu’ OmegaT ou Anaphraseus. Quant aux outils pour une gestion des projets de traduction de A à Z, on trouvera notamment Wordbee.

Par conséquent, la traduction est aujourd’hui indissociable des nouvelles technologies qui sont un atout substantiel dans ce secteur.

Post A Comment