L’époque dans laquelle nous vivons ne laisse que peu de place à la sérénité ; en effet, la précarité, l’incertitude du lendemain sont à l’origine de nombreuses situations de stress au travail et engendrent des coûts considérables pour l’entreprise : aux États-Unis, on estime à 200 milliards de dollars annuels le coût du stress en entreprise sans oublier la baisse d’attractivité (l’affaire des suicides chez France Télécom n’a rien de bien séduisant). Nous souhaitons avec cet article attirer votre attention sur les techniques anti-stress mises en place dans le monde entier.

Le stress désigne la réaction d’un être humain face à des conditions extérieures difficiles à surmonter. Les facteurs sont divers et variés et diffèrent parfois d’une personne à l’autre : parmi les plus fréquents, on retrouve la crise économique, l’insécurité de l’emploi, l’organisation, l’ambiance au travail. Contrairement à nos ancêtres, nous sommes contraints d’être soumis à des situations de stress car la société, les techniques de travail ont évolué, il est donc important de savoir adopter les bons comportements de prévention du stress afin d’éviter de perdre des journées de travail voire des employés lorsqu’il s’agit de stress mettant en jeu leur vie (crise cardiaque, ulcères par exemple).

En termes de prévention du stress, alors que la France mériterait presque le bonnet d’âne, d’autres pays semblent véritablement à l’avant-garde.

Dans une interview livrée au journal Le Monde, le psychiatre Patrick Légeron identifie deux groupes de pays modèles. Il commence par évoquer l’Europe du Nord avec des pays comme le Danemark qui s’intéresse à la question du stress au travail depuis plus de 30 ans et qui a mis en place au sein des administrations publiques des réunions d’information, un guide ainsi qu’un baromètre du stress. Sa voisine, la Finlande, est elle aussi à envier avec la présence au sein de l’entreprise Nokia d’un « responsable du bien-être des salariés ». Les pays nordiques semblent être plus avancés probablement en raison de la place de l’être humain dans l’organisation de l’entreprise. L’Amérique du Nord est également à envier avec le Québec qui publie chaque année un indicateur du stress au travail. Aux États-Unis, le géant General Motors a reconnu que la mise en place en son sein d’un programme d’aide au travailleur a permis de réduire de 40 % les pertes de temps et de 60 % les indemnisations à la suite d’accidents. Par ailleurs, le syndicat international des travailleurs des industries pétrolières, chimiques et atomiques (SITIPCA) a instauré le programme « Travail et famille » dans le cadre duquel l’employeur s’engage à faciliter une situation d’équilibre entre responsabilités familiales et professionnelles.

Les pays émergents ou en voie de développement doivent également faire face à ces difficultés. En Inde, une compagnie minière a mis en place des sessions d’apprentissage sur le stress ainsi que sur la manière de le combattre : adoption d’une meilleure posture de travail, réorganisation du travail, intégration de techniques de relaxation et modification des repas. De même, une entreprise mexicaine a confié ses problèmes de mécontentement à un consultant expert en la matière qui a facilité les échanges entre la direction et les travailleurs les amenant à trouver un accord fructueux conduisant à l’amélioration de la productivité.

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