SMG Languages a choisi de s’intéresser cette semaine à la formation de nouveaux mots ou néologismes. Une langue n’est pas figée, elle évolue en fonction des changements culturels, des progrès et découvertes scientifiques mais également des tendances observées chez les générations les plus jeunes. Qu’en est-il pour la langue française ? Comment se créé les nouveaux mots qui chaque année font leur apparition dans le dictionnaire ?

Le travail de néologisme est confié à la Délégation Générale de la Langue Française et aux Langues de France (DGLFLF), organisme rattaché au Ministère de la culture, dont la mission est de conserver l’usage de la langue française et de contribuer à son enrichissement (mis en place par le Décret d’application du 3 juillet 1996) dont les travaux sont publiés au Journal Officiel ou font l’objet de dictionnaires terminologiques. Cette structure collabore avec de nombreuses institutions telles que les Commissions spécialisées de néologie et terminologie, l’Académie française (son avis favorable est essentiel à la publication de nouveaux termes) mais également des institutions scientifiques et techniques (Académie des sciences, l’AFNOR), le CNRS afin de s’aligner au mieux avec les usages déjà pratiqués par les spécialistes.

La néologie recouvre plusieurs procédés que nous allons vous énoncer.

Le premier consiste à créer un mot à partir de deux entités, c’est ce que l’on appelle un mot-valise : courriel (courrier électronique) ou encore pourriel (poubelle-courrier-électronique) que l’on préférera à l’usage anglais de « spam ».

En parlant d’anglicismes, la DGLFLF a émis plusieurs recommandations visant à privilégier la version « française ». Par exemple, une boutique duty-free peut très bien se dire « boutique hors taxes » tout comme le marketing viral (de l’anglais « viral marketing ») qui se traduit par l’expression « bouche à oreille électronique ».

En revanche d’autres emprunts d’origine anglaise s’adaptent parfaitement à la langue française, c’est notamment le cas de « blogue » et « podcaster » auxquels on a ajouté un suffixe pour les rendre davantage français, ou encore « speed dating », que l’on retrouve dans l’édition 2014 du Larousse.

Enfin, nous souhaiterions vous faire part de la ressuscitation d’un terme, car oui la langue peut également revenir sur ses décisions : le terme « maille » qui était autrefois utilisé pour désigner une petite monnaie de cuivre, vient de refaire son apparition dans la langue française grâce à l’intervention des jeunes : on le retrouve en effet dans le langage branché avec l’expression : « T’as pas de la maille » pour demander à son interlocuteur s’il porte de l’argent sur lui. Dans cette situation, la langue évolue de manière spontanée, surtout en ce qui concerne des termes relatifs à la vie quotidienne : ainsi, on retrouvera les mots « pipole, fun… ». D’autre part, certains termes sont créés pour répondre à un besoin bien spécifique, pour combler un vide : à chaque nouvelle invention, création, il est nécessaire de mettre des mots sur le concept. On retrouve cette situation dans des domaines techniques ayant fait récemment leur apparition tels que l’informatique, les télécommunications, les énergies renouvelables

En raison des évolutions constantes de la langue, les traducteurs du groupe SMG Languages se tiennent régulièrement informés des dernières « nouveautés » afin de fournir un travail en ligne avec la langue et les tendances terminologiques utilisées par les spécialistes.

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