Saviez-vous combien de nouveaux mots la langue française accueille-t-elle chaque année ? Difficile à dire, mais ce qui est certain, c’est que notre belle langue ne cesse de s’enrichir d’une terminologie devenue nécessaire pour répondre aux évolutions de notre monde actuel. Changements climatiques, innovations technologiques, progrès scientifique, évolution vers un monde plus responsable, tout autant de facteurs qui donnent naissance à moult inventions terminologiques. À l’instar de l’édition 2016 qui avait vu l’entrée de mots tels que « selfie », « community manager », « big data », « végan » ou encore les plus familiers « beuh » er « fiu », les dictionnaires Larousse et Le Robert 2017 intègrent une centaine de nouveaux mots que nous avons souhaité vous dévoiler dans ce billet. En route pour un tour d’horizon des toutes dernières nouveautés lexicales !

 

              Les nouvelles technologies, et plus précisément le domaine de l’informatique avancent à pas de géant, au point même de nous surprendre et d’anticiper nos propres besoins. Il y a encore quelques années de cela, personne ne savait ce qu’était un drone ; aujourd’hui, il en existe pour tous les goûts. Initialement développés à des fins militaires, ces petits engins volatiles s’invitent aussi chez les entreprises et les particuliers qui souhaitent réaliser des prises de vue aériennes spectaculaires. Ces engins ont donné lieu à la naissance d’un nouveau mot : « droniste », pour qualifier la personne qui dirige un drone. Ce n’est pas une nouveauté, le monde de l’informatique abonde de termes d’origine anglaise, en voici un exemple : « hackhathon ». Il s’agit d’un mot-valise composé de l’anglais « to hack » et de « marathon » pour désigner un « événement au cours duquel des spécialistes se réunissent durant plusieurs jours autour d’un projet collaboratif de programmation informatique ou de création numérique ». Nous pouvons citer également l’arrivée d’« émoji », « twittosphère », « geeker », « youtuber ». Bref, avec toute cette technologie plus que prédominante, difficile de ne pas être atteint du syndrome de « nomophobie », c’est-à-dire d’être victime d’une dépendance extrême envers le téléphone portable. Que de mots anglais, me direz-vous ! Oui, il faudra probablement s’attendre tôt ou tard à des recommandations de la part de l’Académie française.

 

              Cela ne vous aura pas échappé, notre planète est confrontée plus que jamais à un enjeu de taille, nécessaire à sa survie. Alors que les grands du monde se sont réunis à Paris en décembre 2015, à l’occasion de la COP21, les initiatives destinées à préserver l’environnement et intensifier l’utilisation des ressources renouvelables se développent de plus en plus. Ainsi, nous retrouvons le terme « écocité » pour désigner une « agglomération urbaine ou quartier dont le développement est respectueux de l’environnement ». Il en va de même pour « écoconception », qui s’applique à une conception industrielle destinée à protéger l’environnement. Une autre invention concerne une technique utilisant des vers de terre pour absorber les déchets organiques et produire un engrais pouvant être utilisé dans l’agriculture ou l’horticulture, vous l’aurez peut-être deviné, il s’agit du « lombricomposteur ».

 

              Alors que l’année 2016 a vu l’arrivée dans les dictionnaires du mot « végan », l’édition 2017 intègre le terme « viandard » qui se rapporte aux adeptes de la viande, des produits de boucherie, des grillades, etc. Pour succéder à la tendance du véganisme, un autre mot nouveau a fait son apparition : « antispécisme » qui consiste à arrêter de penser que l’homme se trouve au-dessus des autres espèces ; c’est par ailleurs ce que pensent de nombreux végans. En ce qui concerne la nourriture, on retrouve 2 emprunts italiens, la « burratta », ce fromage à pâte filée qui ressemble à la mozzarella et la « ciabatta », un pain à l’huile rectangulaire à la pâte aérée et croûte fine. Signalons également l’argouse, le wrap (galette de blé ou de mais) ou encore le phô (bouillon de bœuf avec nouilles de riz).

              Enfin mais pas des moindres, les expressions créees par les jeunes se sont elles aussi ajoutées aux dictionnaires. C’est notamment le cas d’« ambiancer » utilisé pour « faire la fête », tout comme « chouille », un terme d’abord utilisé en Lorraine qui s’est ensuite répandu dans toute la France, ou encore « dégun » qui signifie « personne » : d’origine occitane, ce dernier est altération de l’ancien occitan « negun » et du latin « nec unus ».

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